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Projet EWA

EWA

Dossier de présentation partenaires RSE

Version de travail – 21 juin 2026


1. Accroche

EWA est un projet de cinéma, d’expédition et de transmission autour des peuples premiers, de la déforestation et des savoirs en voie de disparition.

Au centre du projet : un long-métrage de fiction grand public, pensé comme un thriller d’action et d’aventure. Autour du film : une plateforme audiovisuelle et documentaire destinée à sauvegarder, organiser et transmettre des savoirs vivants menacés de disparition.

Cette plateforme réunirait des entretiens, images de terrain, carnets d’expédition, données documentaires et récits courts, consultables par des chercheurs, décideurs publics, politiques, institutions, entreprises engagées et citoyens. L’objectif n’est pas de figer ces cultures dans une archive morte, mais de rendre visibles des manières d’habiter, de décider, de soigner, de construire et de ménager la nature qui peuvent encore éclairer notre époque.

L’ambition n’est pas seulement de produire un film. Elle est de créer une campagne culturelle, scientifique et RSE durable : images, documentaires, carnets de terrain, réseaux sociaux, photographie, conférences, projections privées, exposition, beau livre et base documentaire.

Plus qu’un thriller. Plus qu’un documentaire. Une expédition cinématographique et humanitaire au coeur des savoirs en voie d’extinction.


2. La Vision

Les peuples premiers portent une mémoire du vivant, du territoire, du temps, de l’équilibre et de la relation à la nature que le monde moderne redécouvre souvent trop tard. Le projet commencerait avec les Kogis, peuple de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, territoire de haute montagne relié à la mer des Caraïbes.

Dans le même temps, ces communautés, présentes dans différentes régions du monde, sont exposées à des pressions multiples : déforestation, extraction minière, narcotrafic, exploitation des terres, effacement culturel, récupération médiatique, appropriation culturelle et greenwashing.

EWA propose de partir de la puissance populaire du cinéma de genre pour ouvrir un chemin vers le réel. Le film attire le public par le récit, le danger, l’action et l’émotion. L’écosystème transmédia transforme ensuite cette attention en connaissance, en engagement et en impact mesurable.

Pour une entreprise, une fondation, une institution ou une marque engagée, EWA offre la possibilité de soutenir une démarche visible, incarnée et documentée : une action de terrain racontée avec un niveau d’exigence cinématographique, mais structurée comme un outil de transmission.


3. Pourquoi maintenant ?

Le projet répond à une question simple : pourquoi produire aujourd’hui un film et une plateforme autour des savoirs des peuples premiers ? Parce que ces savoirs disparaissent au moment précis où nos sociétés cherchent de nouvelles réponses aux crises écologiques, sociales, sanitaires et démocratiques.

Les travaux portés par Tchendukua autour des Kogis et l’expérience Shikwakalab montrent une direction concrète : créer des espaces de dialogue entre sociétés autochtones, scientifiques, territoires, entrepreneurs et acteurs publics. Les thèmes abordés rejoignent directement les enjeux d’EWA : santé, éducation, gouvernance, paix, eau, terre, agriculture, mémoire des lieux, régénération des territoires et ménagement du vivant.

Dans cette perspective, EWA pourrait proposer un partenariat à construire avec l’UNESCO ou avec des structures engagées dans la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, des savoirs locaux et autochtones. Cette formulation est importante : il ne s’agit pas d’affirmer un partenariat acquis, mais de poser une trajectoire institutionnelle crédible pour donner au projet une forme plus concrète, plus responsable et plus durable.

Une plateforme de savoirs vivants

La plateforme EWA aurait vocation à devenir une base audiovisuelle consultable : vidéos, témoignages, entretiens, images de pratiques, cartes, fiches thématiques, carnets de terrain et ressources pédagogiques. Elle pourrait être organisée par peuples, territoires, thèmes et questions contemporaines.

  • Gouvernance : comment prendre une décision collective ? Chez les Kogis, par exemple, la place des femmes, des anciens, des experts et des regards extérieurs peut nourrir une réflexion sur nos propres modes de décision.
  • Santé et bien-être : comment relier soin, équilibre social, territoire, alimentation et spiritualité sans les séparer artificiellement ?
  • Construction et habitat : comment bâtir en tenant compte du climat, des ressources locales, du cycle de l’eau et de la mémoire des lieux ?
  • Nature et territoire : comment passer de l’aménagement au ménagement des lieux, c’est-à-dire d’une logique d’exploitation à une logique d’attention ?
  • Transmission : comment préserver un savoir sans l’extraire, sans le folkloriser et sans en priver ceux qui en sont les gardiens ?

Cette plateforme devrait être pensée avec des règles éthiques fortes : consentement, droits d’usage, gouvernance partagée, protection des savoirs sensibles, respect des communautés et possibilité de réserver certains contenus à des publics autorisés.

Références et espace à combler

Il existe des initiatives de référence, mais elles ne répondent pas exactement au même besoin. Le programme UNESCO LINKS travaille sur les systèmes de savoirs locaux et autochtones. Le patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO documente des pratiques, expressions et savoir-faire vivants. WIPO travaille sur la protection juridique des savoirs traditionnels. Mukurtu et Local Contexts proposent des outils de souveraineté des données et de gestion culturelle. La Traditional Knowledge Digital Library indienne montre qu’une base de savoirs peut protéger un patrimoine menacé d’appropriation.

Le manque à combler se situe entre ces mondes : une plateforme audiovisuelle accessible, exigeante, cinématographique, reliée à un récit populaire et capable de servir à la fois la transmission culturelle, la recherche, la décision publique et l’engagement des partenaires. C’est précisément l’espace que EWA peut occuper.


4. Le Film

Genre

Thriller d’action, aventure, drame initiatique, romance spirituelle.

Logline de travail

Après l’enlèvement de son enfant au bord d’un port amazonien, une femme issue d’un peuple premier de la forêt d’amazonie se lance dans une traque qui l’oblige à traverser le monde moderne, ses violences et ses mensonges, tandis qu’un jeune consultant européen lié à une opération de greenwashing découvre, à son contact, une autre manière de percevoir La vie.

Synopsis court

Ewa, appartient à un peuple premier vivant en lien profond avec la forêt. À la mort de son père, une mèche de ses cheveux lui est confiée. Les chamans lui demandent de partir jusqu’à la mer pour déposer cette mèche dans l’océan.

Elle entreprend le voyage avec son enfant, Igu. Dans la forêt, elle avance avec une aisance naturelle : elle chasse, cueille, soigne, s’oriente, observe, écoute. Ce qui serait une survie pour d’autres est pour elle une continuité du monde.

Arrivée près d’une ville portuaire, elle accomplit le rituel demandé. Pendant ce temps, Igu observe un chargement de troncs d’arbres. Il découvre aussi Roméo, un jeune consultant français envoyé par une entreprise pour produire des relevés biologiques servant à justifier une opération de déforestation sous couvert de conformité environnementale.

Des hommes armés surgissent pour enlever Roméo. Dans la confusion, l’enfant de Ewa est lui aussi capturé et emporté sur un bateau rapide.

La quête devient alors un thriller : police, corruption, mercenaires, intérêts économiques, fuite, trahison. Ewa mobilise les enseignements reçus de sa culture : perception fine du territoire, intuition, mémoire, rapport non linéaire au temps, cartographie mentale, capacité à sentir ce que le monde moderne ne voit plus.

Roméo, d’abord produit d’un système qu’il sert sans le regarder vraiment, est peu à peu déplacé, transformé, ouvert. Sa rencontre avec Wa et avec la tribu lui révèle la violence invisible des récits de progrès qu’il croyait neutres.

Le film raconte la collision de deux mondes : l’un croit posséder la nature, l’autre sait qu’il en dépend.


5. Pourquoi Le Cinéma De Genre

EWA ne se présente pas comme un film militant frontal.

Le projet utilise les codes du cinéma populaire pour toucher un public large :

  • enlèvement ;
  • traque ;
  • mercenaires ;
  • corruption ;
  • jungle ;
  • poursuite fluviale ;
  • danger politique ;
  • amour impossible ;
  • révélation spirituelle.

Cette structure de thriller agit comme un cheval de Troie. Elle permet d’entrer par l’émotion et la tension, puis d’ouvrir vers les vrais savoirs :

  • Éducation ;
  • santé ;
  • justice ;
  • Politique ;
  • Cultures ;
  • Chasse ;
  • Ingéniérie
  • Rapport au vivant ;
  • Rapport à la terre mère ;
  • Sciences spirituelles.



Sur fond de: déforestation, greenwashing, disparition des savoirs, appropriation culturelle, génocide.

Le public vient pour l’histoire. Il repart avec des questions.

L’écosystème transmedia est conçu pour transmettre et répondre à ces questions.


6. L’Écosystème Transmédia

EWA est pensé comme une plateforme de contenus durable, pas comme un simple film isolé.

5.1. Documentaires YouTube

Une série de mini-documentaires immersifs pour explorer le réel derrière la fiction :

  • peuples premiers et territoires menacés ;
  • savoirs de la forêt ;
  • transmission orale ;
  • rituels et relation au temps ;
  • autonomie alimentaire et médicale ;
  • cartographies mentales ;
  • déforestation et chaînes économiques ;
  • greenwashing et responsabilité des entreprises ;
  • portraits de chefs spirituels, chercheurs, artistes et défenseurs des terres.

5.2. Formats courts TikTok / Instagram / YouTube Shorts

Des capsules courtes, régulières, conçues pour installer une audience :

  • gestes de survie et d’autonomie ;
  • plantes, traces, orientation, feu, eau ;
  • contrastes entre dépendance moderne et savoirs premiers ;
  • citations et visions du monde ;
  • avant/après sur les territoires menacés ;
  • making-of de l’expédition ;
  • préparation du film et repérages.

5.3. Carnets De Terrain

Un suivi éditorial des voyages de repérage et de tournage :

  • journal de bord ;
  • photos commentées ;
  • rencontres ;
  • difficultés logistiques ;
  • questions éthiques ;
  • validations culturelles ;
  • décisions de mise en scène.

5.4. Photographie, Exposition, Beau Livre

Un volet iconographique premium :

  • portraits ;
  • paysages ;
  • rituels autorisés ;
  • traces de destruction ;
  • détails de gestes et d’objets ;
  • images de tournage ;
  • exposition itinérante ;
  • beau livre associant récit, images, témoignages et impact.

5.5. Projections Et Conférences

Pour les partenaires :

  • projections privées du teaser puis du film ;
  • rencontres avec l’équipe ;
  • conférences sur cinéma, peuples premiers et RSE ;
  • expositions internes ;
  • événements collaborateurs ;
  • opérations de marque employeur.

7. Ce Que Le Partenaire Soutient

Le partenaire ne finance pas seulement un film. Il accompagne une démarche.

Un projet culturel visible

Un long-métrage international porté par un réalisateur expérimenté, capable de produire des images fortes et une narration accessible au grand public.

Une expédition documentée

Une présence sur le terrain, avec repérages, rencontres, images, témoignages et contenus publiables tout au long du développement.

Une campagne RSE concrète

Un récit d’engagement lié à la protection des savoirs, des cultures et des écosystèmes.

Une banque de contenus premium

Images, extraits, photographies, vidéos courtes, carnets, interviews et contenus éditoriaux utilisables dans un cadre défini avec le partenaire.

Un impact local lisible

Une part identifiée du budget doit être orientée vers :

  • la rétribution des communautés ;
  • la validation culturelle ;
  • la protection juridique ou territoriale ;
  • la rémunération des consultants locaux ;
  • la restitution des images aux communautés ;
  • des actions concrètes décidées avec elles.

8. Engagement Éthique et humanitaire.

Le projet doit être fait avec les communautés, jamais seulement sur elles. Le projet doit sauver protéger et défendre ces peuples en voie de disparition.

Cette exigence est centrale, artistiquement et politiquement.

Principes de travail

  • consentement éclairé ;
  • rémunération des personnes filmées ou consultées ;
  • validation des contenus sensibles ;
  • droit de retrait sur certains éléments culturels ;
  • transparence sur les usages des images ;
  • présence de relais locaux ;
  • respect des zones non filmables ;
  • refus de spectaculariser les savoirs spirituels ;
  • partage de valeur lorsque le projet génère visibilité ou revenus.
  • rachat de terres et protection juridique.

Positionnement éditorial

Dans le film, certains éléments peuvent relever de l’expérience spirituelle, de la perception, du temps, de la vision ou de l’intuition. L’évolution culturelle de nos sociétés modernes atteint la maturité de pourvoir entendre et comprendre les concepts suivant :

  • savoirs spirituels ;
  • intelligence du vivant ;
  • perception du territoire ;
  • transmission par voies spirituelles ;
  • cartographie mentale ;
  • rapport au temps ;
  • mémoire collective ;
  • écologie relationnelle.

9. Profil De Chris Nahon

Chris Nahon est réalisateur.

Il a signé ou porté des oeuvres de fiction à forte exposition internationale, notamment :

  • Le Baiser mortel du dragon ;
  • L’Empire des loups ;
  • Blood: The Last Vampire ;
  • Un si grand soleil.

Son parcours lui donne une double légitimité :

Savoir-faire cinéma

Direction d’acteurs, action, tension, narration populaire, tournage complexe, image internationale.

Accès culturel

Chris a vécu environ dix ans en Argentine, parle espagnol et connaît une partie du continent sud-américain. Cette expérience permet d’imaginer une approche moins extérieure, plus directe, plus incarnée.

EWA se situe précisément à cet endroit : utiliser l’oeil du cinéma pour approcher le réel sans l’appauvrir.


10. Phase Pilote

Objectif

Financer une première phase de 21 jours environ sur le terrain afin de transformer l’idée en preuve tangible.

Livrables

À l’issue de la phase pilote :

  • teaser de 2 à 3 minutes ;
  • premiers repérages visuels ;
  • banque photo et vidéo ;
  • premiers contacts avec communautés et relais locaux ;
  • accords de principe ou cartographie des conditions d’accord ;
  • dossier de présentation enrichi ;
  • note éthique ;
  • budget long-métrage affiné ;
  • plan éditorial transmedia ;
  • premiers contenus courts pour réseaux sociaux.

Enveloppe cible

Entre 80 000 et 150 000 euros selon le territoire, le niveau de sécurité, la durée exacte, la taille de l’équipe et la qualité des livrables demandés.

Ventilation de principe

PosteEstimationFonction
Logistique et repérages35 %vols, transports locaux, hébergement, guides, sécurité, accès terrain
Tournage teaser30 %équipe réduite, matériel image/son, drone, prise de vues
Approche éthique et locale15 %rétribution initiale, consultations, relais locaux, dons ou besoins définis avec les communautés
Post-production et outils de vente20 %montage, étalonnage, son, musique, graphisme, dossier, contenus partenaires

Exemple de poste logistique

Pour une mission de 21 jours avec une équipe réduite :

PosteEstimation
Vols internationaux6 000 EUR
Vols internes1 500 EUR
Transports terrestres4 000 EUR
Transports fluviaux / mulets2 500 EUR
Fixeur principal7 500 EUR
Traducteur ou interprète local2 500 EUR
Sécurité4 000 EUR
Hébergement et régie6 000 EUR
Per diem5 000 EUR
Permis, visas, autorisations2 500 EUR
Assurances spécifiques3 500 EUR
Sous-total indicatif45 000 EUR

11. Offre Partenaire

Position possible

Partenaire fondateur de l’expédition EWA

Le partenaire accompagne la naissance du projet et associe son nom à une démarche culturelle, environnementale et humaine.

Contreparties possibles

  • mention partenaire fondateur sur le dossier, teaser, contenus et événements selon accord ;
  • accès à une banque d’images et de vidéos dans un cadre défini ;
  • projection privée du teaser ;
  • conférence ou rencontre avec Chris Nahon ;
  • contenus courts co-brandés ou présentés par le partenaire ;
  • exposition photo interne ou publique ;
  • priorité sur l’association au long-métrage et aux étapes suivantes ;
  • rapport d’impact annuel ;
  • visibilité dans les contenus documentaires lorsque cela reste cohérent et non intrusif.

Ce Que Le Partenaire Peut Raconter

Nous ne finançons pas seulement une oeuvre.
Nous accompagnons une expédition de transmission.
Nous soutenons la rencontre entre cinéma, peuples premiers, biodiversité et responsabilité.
Nous contribuons à faire circuler des savoirs que le monde moderne a trop longtemps ignorés.


12. Cibles Naturelles

Marques exploration / aventure / territoire

  • Rolex / Perpetual Planet ;
  • Patagonia ;
  • Blancpain ;
  • National Geographic ou structures associées.

Fondations art, mémoire, culture

  • Fondation Cartier ;
  • Fondation Carmignac ;
  • Fondation d’entreprise Hermès.

Marques biodiversité / luxe responsable / cosmétique

  • Natura &Co ;
  • Caudalie ;
  • Kering.

Pourquoi Commencer Par Les Marques D’Exploration

Elles comprennent naturellement :

  • la logique d’expédition ;
  • le besoin d’images fortes ;
  • la patience du terrain ;
  • la valeur du récit long ;
  • l’association entre aventure, science, environnement et transmission.